Βῆτα
Piqué par l’odeur alentour
De pluie sans eau pour le pastis
Pour boire une essence d’alcool
Dans l’ivresse intense où les menthes rient
Fleurissent à deux l’une à l’autre
Et pleure du cristal d’anis
Au plaisir de ses mots de tête
Des lendemains qui s’usent vite
Comme les siens
Sur ses rivages sans murmure
Et ses paysages sans vue
L’organisation du silence
À l’eau-delà de l’au revoir
Masqué de ses cils à rebours
Pour humidifier les pupilles
Pour anesthésier les papilles
Épuiser les végétations
Dont l’ablation par chirurgie
N’a pas été bien opérée
Faire de sa médecine un art
Et pour son auto-guérison
Positivement s’il le faut
Développer les négatifs
Aux photos des flasques rétines
Fardeaux des yeux qui n’y croient mèche
N’y voient que les larmes de cires
De chandelles préméditées
Pour des repas d’ogres funestes
Être un Jupiter concubin
Ô préméditation du crime
Tout obsédé d’obscénités
Rabaisser tout ce que l’on touche
Réduire tout ce que l’on tire
Demeurer à la même couche
En regrettant d’être resté
Vider ailleurs son sac à foudre
En maudissant d’être assailli
Par le désir inassouvi
D’avoir un corps un sexe doués
D’ubiquité
