C’est bête ! J’ai oublié bêta, la 2e lettre, le 2e jour

 

Βῆτα

 

Piqué par l’odeur alentour

De pluie sans eau pour le pastis

Pour boire une essence d’alcool

Dans l’ivresse intense où les menthes rient

Fleurissent à deux l’une à l’autre

Et pleure du cristal d’anis

Au plaisir de ses mots de tête

Des lendemains qui s’usent vite

 

Comme les siens

Sur ses rivages sans murmure

Et ses paysages sans vue

L’organisation du silence

À l’eau-delà de l’au revoir

 

 

Masqué de ses cils à rebours

Pour humidifier les pupilles

Pour anesthésier les papilles

Épuiser les végétations 

Dont l’ablation par chirurgie

N’a pas été bien opérée

 

Faire de sa médecine un art

Et pour son auto-guérison

Positivement s’il le faut

Développer les négatifs

Aux photos des flasques rétines

Fardeaux des yeux qui n’y croient mèche

N’y voient que les larmes de cires

De chandelles préméditées

Pour des repas d’ogres funestes

Être un Jupiter concubin

Ô préméditation du crime

Tout obsédé d’obscénités

 

Rabaisser tout ce que l’on touche

Réduire tout ce que l’on tire

Demeurer à la même couche

En regrettant d’être resté

Vider ailleurs son sac à foudre

En maudissant d’être assailli

Par le désir inassouvi

D’avoir un corps un sexe doués

D’ubiquité

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