Dis-moi toi là dis-moi

les banlieues des villes

le bourgeonnement des vignes

au risque de Dalila

 

partout au vent tout nu

où vas-tu alouette

ils vont te couper la tête

alouette les vois-tu ?

 

amis haïs assez

pour l’ignorance ils en avaient

ni attentive ni jamais

rassasiée d’ennemis

 

ils ont rasé leurs maisons

anesthésiés leurs oiseaux

cosmétiqués sales sans eau

leurs assises sont sans saisons

 

 

 

Ils coupent tout ce qui est fort

bouts de miroirs aux brins d’air

et on m’a priée de me taire

pour aimer l’amour et alors

 

 

 

mais ici mais un jour

pour le monde vu d’en haut

à force de mieux les mots

nous aurons notre tour

 

on leur coupera les blés

pour tes yeux pleins d’oppression

chansons s’en ficheront

et s’ennuieront danser

 

vues mitoyennes soufflez

l’abjection des cœurs assis

pour des juges avertis

pour des larmes de pitié

 

on repoussera leurs blés

tes yeux pleins d’opposition

chansons redeviendront

et glisseront danser

 

dis-moi toi là dis non

l’éblouissement surprise

le rends-tu compte vivre

pour les boucles de Samson

 

Frère vigne aux villes dort

belles volontés de la terre

et on m’a priée de me taire

pour t’aimer d’amour et alors

 

 

 

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