L’Épopée : Dimanche 1er novembre 2026

La revoilà !

Je cesse tout, c’est décidé, je remets là mon Épopée !

Celle de Midi, comme de juste,

car nous y sommes, je crois mon heure enfin venue ;

vu que d’alpha à oméga il y a 24 lettres grecques,

et que j’aurai mes 50 ans le 24 de ce mois…

Alors zou, reprenons ici depuis le début, celle-ci est la bonne !

Ce n’est sûrement pas un midi pour moi,

car il ne m’en reste certainement pas autant que déjà à vivre,

mais je ne pouvais sans doute pas la publier entière avant son temps, n’est-ce pas, c’était écrit.

Toutefois je pourrais,

d’ores et déjà,

vous dire à tou•te•s aujourd’hui

que je me suis vue très contente

de ma visite

sur notre quelquefois bien laide,

mais quelquefois si belle,

immense et toute petite terre !

Grands Mercis

à Vous Toustes,

en cette Toustessaint.e.s,

pour la Vie 🙂

L’ Épopée de Midi

 

 

D’époque révolue

Lettre de l’impromptu

Lettres de l’importune 

Lettre de l’imprévu

Missives surprenantes

De si longtemps

Immémoriales

Fables indésirables 

Poème dédaignable

Stances inexcusables

Lettres de l’Inconnue

L’Être du superflu

 

Stances de romances

Épître élégiaque

Hymne satirique

Cantate et cantique

Complainte rhapsodique

Éclectique

Elliptique

Jusqu’à l’esquive de l’idylle

Ô l’oméga, poison violent de ses adieux

Sans citer aucun homme

Sans un iota dithyrambique 

 

En préambule à la clausule

Quel début, ou quel a is X ou vers

Quel centre ?

Ou bien à quelle fin ?

 

Vers quel soir, ou vers quel matin ?

Un cycle, un cercle, ou un zéro ?

Prendre à la lettre, ou prendre au mot ?

Un point de départ, ou de chute ?

Avant, pendant, ou après-coup ?

Un rond, un vide, un plein ?

Un cube, un contenu, un contenant ?

Prendre l’air, ou le mors aux dents ?

Quelque chose, ou un rien ?

Un univers, ou un néant ?

Comprenne qui voudra

Entende qui saura

Choisir entre deux maux :

Prendre de la place

Ou prendre le temps

Dans tous les alphabets possibles

De a à z

D’alif à yā

D’азъ à Ѳита

D’ἄλφα à ὦμεγα

D’olaf à taw

De l’asha au oßal

D’ .- à –.. morse

Ou bien celui du copte

Ou par de l’Abbé de l’Epée 

Le lieu l’instant l’écrit l’espace

D’épeler sa brève existence

Dans l’ici-bas 

Au soleil revenu

De l’été qui culmine

Dans des jours d’une longueur inouïe

Et leurs chaleurs inoubliables

Voilà

Áλφα

 

Pour commencer

Brûlé par le désert Autour

Là où débute ou reparaît

La vacance et s’étreint la mer

Aux durées de chaque bout diurne

Remplie d’hémisphères célestes

Par les poètes et les peintres

Complets sous des voûtes abstruses

Périclitera la lumière

 

Pressé de le harceler pour

Trinquer à l’âge aveugle et sourd

Ultime élan sage devise

À tout instant toujours moins large

Heure à laquelle manque un rien

Long comme un tout gros comme un grain

Épuisant le sablier plein 

Il puise et pèse et paie sa mise

C’est Bien

C’est mieux que d’honorer ses dettes

Ce n’est pas le Mieux cependant

 

Pour obtenir bénédiction

Dans les prés hauts de la passion

Qui abat à tête posée

Son jeu brouté aux tapis verts

Sans tricher, parler ou bouger

 

Sans faire mine d’ignorer

Ce qui se dit

Mon cher ami

Entends, écoute quand je parle

Ceci

Voici, petit, l’axiome intéressé

Qui empêchera ton naufrage

Qui t’exhorte à la rédemption

De ton obsession insoumise

De perfection

Qui confine à la dépression

Assortie de ta rétention

Envahie de vagues raisons

Dans des idiomes bègues

De refuser les réceptions

Et d’infliger des déceptions 

À des fins de renonciation

Avec impolitesse

À ta petite oursonne

Ta mignonne complice

Alpha ursae minoris

La scintillance de tes nuits

D’origine et polaire

Lumière froide de ton Nord

Pour que jamais tu ne le perdes

Ni la tête à cette occasion

Très spéciale bien que subtile

A-t-elle tort d’écrire encore ?

 

Grain de sel mis au creux des nefs

Au sein de ta propre maison

Temple bâti dedans ton coeur

Rigide au milieu des hôtels

Du désespoir de ta famille

Vinaigrette de religion

Pour assaisonner les supplices

Pimenter les crucifixions

Pour obtenir bénédiction 

Dans un seul but inavoué 

Resté inadmissible 

Bénédiction de qui ?

C’est bien le diable de l’ignorer

 

Mais tu sauras

Je te dirai

Je l’écrirai

 

Bientôt

Comme le vide arrive l’hiver

File l’âme file la toile

La toise arpentée pas à pas

De l’araignée de ton chez soi

Dans l’émoi dans des mois

Demain ou avant-hier

Dans longtemps mais pas trop

Ce qui est à souhaiter