La revoilà !
Je cesse tout, c’est décidé, je remets là mon Épopée !
Celle de Midi, comme de juste,
car nous y sommes, je crois mon heure enfin venue ;
vu que d’alpha à oméga il y a 24 lettres grecques,
et que j’aurai mes 50 ans le 24 de ce mois…
Alors zou, reprenons ici depuis le début, celle-ci est la bonne !
Ce n’est sûrement pas un midi pour moi,
car il ne m’en reste certainement pas autant que déjà à vivre,
mais je ne pouvais sans doute pas la publier entière avant son temps, n’est-ce pas, c’était écrit.
Toutefois je pourrais,
d’ores et déjà,
vous dire à tou•te•s aujourd’hui
que je me suis vue très contente
de ma visite
sur notre quelquefois bien laide,
mais quelquefois si belle,
immense et toute petite terre !
Grands Mercis
à Vous Toustes,
en cette Toustessaint.e.s,
pour la Vie 🙂
L’ Épopée de Midi
D’époque révolue
Lettre de l’impromptu
Lettres de l’importune
Lettre de l’imprévu
Missives surprenantes
De si longtemps
Immémoriales
Fables indésirables
Poème dédaignable
Stances inexcusables
Lettres de l’Inconnue
L’Être du superflu
Stances de romances
Épître élégiaque
Hymne satirique
Cantate et cantique
Complainte rhapsodique
Éclectique
Elliptique
Jusqu’à l’esquive de l’idylle
Ô l’oméga, poison violent de ses adieux
Sans citer aucun homme
Sans un iota dithyrambique
En préambule à la clausule
Quel début, ou quel a is X ou vers
Quel centre ?
Ou bien à quelle fin ?
Vers quel soir, ou vers quel matin ?
Un cycle, un cercle, ou un zéro ?
Prendre à la lettre, ou prendre au mot ?
Un point de départ, ou de chute ?
Avant, pendant, ou après-coup ?
Un rond, un vide, un plein ?
Un cube, un contenu, un contenant ?
Prendre l’air, ou le mors aux dents ?
Quelque chose, ou un rien ?
Un univers, ou un néant ?
Comprenne qui voudra
Entende qui saura
Choisir entre deux maux :
Prendre de la place
Ou prendre le temps
Dans tous les alphabets possibles
De a à z
D’alif à yā
D’азъ à Ѳита
D’ἄλφα à ὦμεγα
D’olaf à taw
De l’asha au oßal
D’ .- à –.. morse
Ou bien celui du copte
Ou par de l’Abbé de l’Epée
Le lieu l’instant l’écrit l’espace
D’épeler sa brève existence
Dans l’ici-bas
Au soleil revenu
De l’été qui culmine
Dans des jours d’une longueur inouïe
Et leurs chaleurs inoubliables
Voilà
Áλφα
Pour commencer
Brûlé par le désert Autour
Là où débute ou reparaît
La vacance et s’étreint la mer
Aux durées de chaque bout diurne
Remplie d’hémisphères célestes
Par les poètes et les peintres
Complets sous des voûtes abstruses
Périclitera la lumière
Pressé de le harceler pour
Trinquer à l’âge aveugle et sourd
Ultime élan sage devise
À tout instant toujours moins large
Heure à laquelle manque un rien
Long comme un tout gros comme un grain
Épuisant le sablier plein
Il puise et pèse et paie sa mise
C’est Bien
C’est mieux que d’honorer ses dettes
Ce n’est pas le Mieux cependant
Pour obtenir bénédiction
Dans les prés hauts de la passion
Qui abat à tête posée
Son jeu brouté aux tapis verts
Sans tricher, parler ou bouger
Sans faire mine d’ignorer
Ce qui se dit
Mon cher ami
Entends, écoute quand je parle
Ceci
Voici, petit, l’axiome intéressé
Qui empêchera ton naufrage
Qui t’exhorte à la rédemption
De ton obsession insoumise
De perfection
Qui confine à la dépression
Assortie de ta rétention
Envahie de vagues raisons
Dans des idiomes bègues
De refuser les réceptions
Et d’infliger des déceptions
À des fins de renonciation
Avec impolitesse
À ta petite oursonne
Ta mignonne complice
Alpha ursae minoris
La scintillance de tes nuits
D’origine et polaire
Lumière froide de ton Nord
Pour que jamais tu ne le perdes
Ni la tête à cette occasion
Très spéciale bien que subtile
A-t-elle tort d’écrire encore ?
Grain de sel mis au creux des nefs
Au sein de ta propre maison
Temple bâti dedans ton coeur
Rigide au milieu des hôtels
Du désespoir de ta famille
Vinaigrette de religion
Pour assaisonner les supplices
Pimenter les crucifixions
Pour obtenir bénédiction
Dans un seul but inavoué
Resté inadmissible
Bénédiction de qui ?
C’est bien le diable de l’ignorer
Mais tu sauras
Je te dirai
Je l’écrirai
Bientôt
Comme le vide arrive l’hiver
File l’âme file la toile
La toise arpentée pas à pas
De l’araignée de ton chez soi
Dans l’émoi dans des mois
Demain ou avant-hier
Dans longtemps mais pas trop
Ce qui est à souhaiter
